A propos

Si le questionnement est un chemin sinueux, il devient vertueux pour celui qui ne cherche pas une réponse unique mais qui explore le champ des possibilités.

Sportif depuis mon plus jeune âge, c’est le football qui m’a d’abord permis de m’exprimer, et surtout de combattre une grande timidité due à ce manque criant de confiance en moi. J’ai longtemps caressé le rêve d’une carrière en tant que footballeur professionnel et malheureusement, la vie en a décidé autrement : une blessure au genou à l’orée de mes 16 ans a su mettre un frein définitif à cette ambition.

« Que vais-je faire maintenant ? » 

« Arrêter le sport, pour commencer », me répondirent les médecins, comme une petite musique persistante.

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La découverte du développement personnel…

Quelque mois plus tard, vagabondant sans but sur YouTube, l’algorithme de l’époque me propose une vidéo de développement personnel. A ce moment, je ne connais pas le concept mais le titre était accrocheur (il promettait de transformer ma vie après un revers de médaille). La vidéo a piqué ma curiosité, puis j’en regarde une autre, puis une autre, puis…

Puis ce fut un véritable engouement.

Timide de la première heure, sans aucune assurance, mal à l’aise à l’idée de la moindre prise de parole et manquant cruellement de confiance en moi, je trouve dans le développement personnel l’échelle de cordes pour sortir de mon gouffre, voire la solution miracle contre la fatalité du « c’est comme ça » – seule réponse jusque là à ce mal être permanent. 

J’apprends alors beaucoup, sur moi mais aussi sur les autres. Je développe deux compétences que je savais déjà avoir mais dont j’ignorais l’utilité : l’observation et l’empathie. Cependant très vite je me confronte à un problème majeur : la théorie sans pratique ne sert à rien. Je dois passer à l’action. C’est difficile, c’est douloureux… C’est le début d’une lente mais réelle évolution. 

Je découvre pour la première fois les salles de sport à 19 ans. Pour les familiers de l’univers fitness, je parle ici de l’Orange Bleue de Mondeville dans le Calvados, région où j’ai grandi. Très vite, je me passionne pour la musculation. Avec le développement personnel, elle m’aide à prendre confiance en moi, m’assumer beaucoup plus.

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« Mais pourquoi tu continues Staps si tu n’aimes pas ce que tu fais ? »

22 ans. Une réflexion simple de mon kiné’ et pourtant, c’est elle qui me conduira sur le chemin d’une grande décision : arrêter Staps où je ne m’épanouis plus pour à la place préparer mon entrée en BPJEPS AGFF – éducateur sportif

Pourquoi ?

  • Parce que je passe un temps illimité en salle de sport.
  • Parce que je cherche à faire de la prévention pour que les gens ne reproduisent pas les erreurs que j’ai faites avant et après ma blessure.
  • Parce que ma capacité d’observation me permet de comprendre et que mon empathie me permet d’entrer en relation.
  • Parce que j’aime aider les gens à atteindre leurs objectifs sportifs, à leur faire comprendre qu’ils ont tous un énorme potentiel qui sommeille en eux.
  • Parce que je veux donner à sourire.
  • Et parce qu’on m’a recommandé d’arrêter le sport et que c’est une énorme revanche.

Oui, ce tableau dépeint n’est pas que le mien.

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Six ans.

C’est ce qu’il m’aura fallu pour me rendre compte que cette blessure que je percevais comme la pire des choses était en fait un cadeau. Pour la première fois en 22 ans, j’ai trouvé ma place.

Et c’est donc en septembre de l’année suivante que j’intègre les bancs de l’organisme de formation du CRAF2S afin d’être formé comme éducateur sportif. Évidemment, c’est dans ce même Orange bleue que je vais réussir à entrer en tant que stagiaire…

… et où je resterai ensuite pendant 6 belles années.

6 années ou je continue à progresser, à me former pour devenir un meilleur éducateur. Puis pour devenir un formateur.

En 2020, je passe des bancs au bureau et j’intègre l’équipe du CRAF2S en tant que formateur occasionnel et évaluateur. Une opportunité qui, pour être honnête, je n’envisageais pas du tout. 

Mars 2020. Covid et grande remise en question…

Comme pour des millions de citoyens à travers le monde, la période du Covid restera hors du temps.

Cela fait bientôt quatre ans que je travaille comme coach sportif, comme coach formateur et comme évaluateur. Dans ce métier que j’adore, j’aime toujours le contact mais je sens que je commence à avoir envie d’évoluer, de progresser vers autre chose.

Une crise existentielle ? En tout cas, beaucoup de remises en cause ! Arrêter, continuer, me reconvertir, monter en compétences – que faire ? Mes semaines s’envolent sur une réflexion… puis ce fut les mois, puis dans ma mémoire apparaît un rêve vieux de 9 ans.

En six ans, j’ai pris confiance en moi et j’ai appris à m’assumer. En six ans, j’ai appris à mieux comprendre les autres, j’ai compris que ma réalité n’en était qu’une parmi 7 milliards. En six ans, j’ai appris à aider les gens à travers le sport.

Alors… et si maintenant, j’aidais les gens grâce au développement personnel ?

Février 2021. Je me lance dans une nouvelle formation et obtiens le titre coach professionnel un an et demi plus tard. Alors que je suis de plus en plus présent à l’organisme de formation du CRAF2S, une mission m’est proposée en lien avec mon métier d’éducateur sportif et de coach de vie / coach en développement personnel : référent d’une POEC (préparation opérationnelle à l’emploi collective) pour les prochains mois. Objectif ? La réinsertion via le sport et le développement personnel des demandeurs d’emploi invisibles sur le marché du travail.

Un pari risqué mais l’opportunité est trop belle pour ne pas la saisir. Il est alors temps pour moi de quitter les salles de cours collectifs de l’Orange Bleue et de monter mon auto-entreprise de coaching.

Ai-je peur à ce moment-là ? Oui.
Est-ce que je me pose des questions ? Oui.
Est-ce que je doute ? Oui.

Mais le pari paie : cette première POEC étant une réussite, elle entraîne cinq missions supplémentaires et totalise une cinquantaine de personnes insérées. Je ne remercierai jamais assez le CRAF2S pour la confiance qu’ils m’ont témoignée. En parallèle de ces missions, je développe les coachings individuels pour particuliers et professionnels. Je le sais enfin : je suis au bon endroit. Les étoiles se sont enfin alignées au-dessus de moi, et surtout, les résultats sont là : tous les coachings portent leurs fruits, certains vont même plus loin. 

Si les remises en question, nécessaires à toute amélioration, continuent, les doutes s’estompent. 

Qui l’eut cru que la pire chose qui me soit arrivée fut en réalité la clé de voûte de cet alignement d’étoiles ? La roue tourne. La vie n’est faite que d’expériences et d’opportunités. 

A l’ouverture de mon cabinet, j’ai fait le vœu de faire sortir le plein potentiel des personnes que j’accompagne en individuel ou en collectif ainsi que de faire perdurer mes valeurs d’humanité, de connaissance et de partage.

Et chaque jour, ces vœux, je les renouvelle. 

Si vous avez pris le temps de lire, je vous en remercie. Si vous avez trébuché sur votre clavier et lu en diagonale, je vous en remercie aussi. Il est maintenant temps pour moi de m’arrêter avant d’écrire une nouvelle page… avec vous, peut-être ?